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Histoire de la mise en marché acéricole
Déjà, en 1958, les acériculteurs de la région de Québec-sud (Beauce) s’étaient donné un plan conjoint pour organiser la mise en marché des produits de l’érable. Ce plan conjoint a cessé d’exister quand le plan conjoint provincial a été créé.
En 1989, la Régie des marchés agricoles supervise le référendum des producteurs visés par le projet de plan conjoint provincial des producteurs acéricoles et constate que la majorité des producteurs visés se sont prévalus de leur droit de vote et que, de ce nombre, les deux tiers ont appuyé le projet. Ainsi, en 1990, elle approuve le plan conjoint des producteurs acéricoles du Québec pour qu’il entre en vigueur.
Entre 1990 et 2000, les hausses de production successives s’expliquent par :
- des gains de productivité à l’entaille grâce aux nouvelles pratiques acéricoles;
- l’augmentation du nombre d’entailles dans les érablières déjà exploitées; et
- l’exploitation de nouvelles érablières sur les terres privées et publiques.
Pendant cette période, le revenu acéricole connaît des variations importantes au gré des surplus annuels de sirop d’érable.
En 2002, les acériculteurs adoptent, à la suite de consultations tenues dans l’ensemble du Québec, un règlement d’agence de vente qui centralise toutes les ventes de sirop en vrac et permet de négocier avec les acheteurs les conditions de mise en marché (prix, inspection de la qualité, etc.).
En 2003, à la suite d’une autre consultation des acériculteurs et des acéricultrices, le règlement sur le contingentement est adopté afin de résoudre le problème des surplus de sirop d’érable. Il est modifié en 2004 et en 2005.
En 2005, les ventes dépassent la production de sirop d’érable, ce qui réduit les inventaires accumulés de plus de 15 %. En 2006, grâce à des mesures incitatives pour diminuer la production (congés de production) et à d’importants efforts de promotion, les ventes dépassent encore la production. Les inventaires accumulés sont ainsi réduits de plus de 21 %.
Mentionnons que les ventes faites directement aux consommateurs, à la ferme, sont exclues de ces réglementations.
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